IV TV - XXe Instants vidéo Marseille novembre 2007 [ivTV - extrait "prologue à NousOV - Nous occupé-e-s à vivre"]
"Inutile soumission, toxique hiérarchie" - conférence donnée pour les Instants Vidéo de Marseille à la Friche de la Belle de Mai le 16 novembre 2007, suivie d'une interview d'A. Strid pour ivTV
Emission Radio Grenouille XXe Instants vidéo Marseille novembre 2007 [Radio Grenouille - rencontre publique Marseille]
"Congrès des artistes et spectateurs non alignés sur les critères du marché" Animé par Marc Mercier et Xavier Thomas
Emission radio Indisciplines # 15 : Instantané, vidéo poésie par Xavier Thomas - décembre 2005
Télécharger l'émission sur le site de Radio Grenouille (www.grenouille888.org) 50 mn - 46,5 Mo
Première partie : Le festival "Instants Vidéo" : la poésie comme un virus, pour brouiller les images aseptisées des médias. Avec Marc Mercier, Vidéate, Directeur du Festival les Instants Vidéo et Giney Ayme, Poète-plasticien, Directeur des Editions Incidences
Deuxième partie : le "bien commun" comme langage de la vie sociale, perception du monde et façon de faire de la poésie ... et retour sur l'insurrection des banlieues. Avec A.Strid, poète et auteur multimédia.
Par Marc Mercier - octobre 2005
Il y aurait une proximité entre le comportement des humains et le comportement des eaux. Si cette intuition est juste, A.Strid est une poé-géographe.
Changer le cours aborde les débordements, les écoulements, les bifurcations, les glissements, les évaporations, les retenues, les bruissements et les chuchotements des eaux qui arpentent nos paysages intérieurs. Jamais une œuvre interactive ne fut autant une invitation à naviguer. Comme le souligne le géographe anarchiste Elisée Reclus dans son Histoire d'un ruisseau, «Les Orientaux, lorsqu'ils rêvent de bonheur, se voient toujours au bord des eaux ruisselantes (...). En Indoustan, le serviteur chargé de rafraîchir les demeures en aspergeant le sol s'appelle le paradisiaque.»
Paradisiaque. A.Strid n'en demeure pas moins attentive aux humeurs. Le fleuve menace aussi ses berges quand il est canalisé. Le bruit de l'eau peut devenir très vite le grondement d'une révolte... Au fonds des eaux, il faut aussi parfois savoir percevoir l'embrassade des cailloux... et changer le cours de notre regard.
France Culture "Multipistes" d'Arnaud Laporte "Le point sur le i d'A. Strid" - 25 mars 2004
Par Marc Mercier - Revue "Bref" avril 2005
"Autre vie, autre futur, autre présent. Allez, laissez vous transporter comme seuls savent le faire les voyageurs et les amoureux. Tendez l'oreille, car ici, nul cri, nulle exubérance : des bruissements de paroles, des éclosions d'images-pensées réalisées avec trois fois rien, un peu de pâte à sel, un peu de couleur, et pour que cela devienne magique, il suffit de savoir tirer les bonnes ficelles et le monde s'anime. Je vous parle d'une vidéo (qui existe aussi sous forme de cédérom édité par "Le point sur le i") de A. Strid : Danser-dormir (11 mn, 2004). Ce sont huit poèmes vidéo. Il y est question de rencontres humaines et d'enchantement. Des figurines de pâte à sel dansent, des femmes et des hommes peut-être, qui disent quelque chose de nous, de notre façon (souvent bien étrange) de vivre ensemble. Parfois, elles dorment. Il y a des lutteurs, mais pourquoi donc, qui luttent contre le sommeil. Vanité.
Dormir est un voyage au dedans de soi. Comme le pécheur, le dormeur ramène quantité de rêves. Les profondeurs ne sont pas que verticales, elles côtoient aussi les horizons. Il n'y a qu'à voir le regard des vaches de Danser-dormir. Elles ruminent tout, même le sommeil, l'oeil perdu vers l'univers.
Enchanter c'est danser avec sa voix, ses voix. Oui il faut écouter cette vidéo d'A. Strid. Le bruissement de sa parole. Tout est dit. Non, je plaisante. Dire cela reviendrait à ne pas entendre le silence. L'inflexion du silence. Danser-dormir, ce ne sont pas deux verbes. Un seul. Comme adorer-brûler. Il va falloir qu'on s'y mette tous. Multiplier nos verbes pour parler le nouveau monde qui, par définition, n'aura rien à voir avec l'actuel."
Par Nicolas Tardy - 4ème de couverture - mai 2003
"Une exploration à la recherche de l'humain. Dérive. Des liens entre des actes poétiques existants dans ce monde que l'on dit réel. Des liens formant une nouvelle œuvre, un lieu dans un non lieu. En explorant, nous agrandirons les frontières de ce lieu. Les écrits se tordent, disparaissent. On doute de la planéité de l'écran. Un chuchotement dans notre oreille. Une caresse du regard sur une rose. Les titres s'envolent. Flashs. Images fugitives. Des personnages en biscuit - ne sont pas poupées de porcelaine -, tombent en miettes. Des doigts dorment dans l'eau, avec les gouttes comme seule boîte àrythme. Il nous faudra clarifier toujours mieux. Voir clair."
Sur Incidences et Danser-dormir par Bruno Courtet de l'APELSE
(asso. pour la promotion de l'écriture et de la lecture sur support numérique - Paris)
"la collection «Le point sur le i" propose des oeuvres originales qui revendiquent un usage raisonné des technologies numériques, afin d'éviter certains travers mécaniques pleins de promesses, gadgets électroniques pour facilités intelectuelles. Le pari est ambitieux, mais les arguments sont sérieux, et le résultat surprenant. Danser-dormir est l'un des deux premiers opus du «Point sur le i». l'oeuvre est éditée sur livret papier et cédérom. La complémentarité entre ces deux supports est d'ailleurs fort bien mise en valeur, puisque l'un s'enrichit véritablement de la présence de l'autre. La partie numérique reflète fidèlement la démarche du collectif «Incidences». l'interface est sobre et facile d'utilisation. La pensée est claire, les vidéos limpides, la sonorisation parfaite. En trente minutes environ, on en parcours avec bonheur les divers fragments et recoins.»