Elle est ethnologue et anthropologue. Elle montre que nos systèmes de pensées basés sur des oppositions binaires et connotés sexuellement ne sont pas le fruit d'une organisation cérébrale biologique. C'est le fruits de nos expérience immémoriales et donc nous pouvons les modifier, changer nos modèles. A la reconnaissance de l'altérité et de la dualité on est pas forcé d'ajouter l'inégalité et la hiérarchie.
Désir sans exclusivité - société sans mariage - sexualité sans enjeux familiaux...
"Sans titre est un réseau d'individu-e-s et de collectifs locaux qui pratique l'échange d'information et la coordination de projets et actions au niveau local, régional et planétaire. Nous sommes pour l'autogestion et la réapropriation de nos vies moyens et espaces d'existence. Nous rejetons entre autres le travail salarié, et à la propriété privé, nous répondons propriété d'usage..."
Lire notamment le Bulletin n° 18 de novembre 2003
Contact - famille jojo : lipjo@no-log.org ou Le trou dans le mur : letroudanslemur@nomade.fr
A aller voir absolument - infos sur http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/volem/
Extrait de la critique parue dans S!lence par Pierre-Emmanuel Weck - mars 2007
"(...) Le début du film va ainsi procéder par de courtes séquences d'absurdités quotidiennes (grève, infos télé, tentative d'interview de Kesler, visite à l'ANPE?) entres lesquelles vont s'insérer une autre vision du monde (auto-construction en paille, installation de panneaux solaires, toilettes sèches)(?). Le film cherche alors, doucement, des pistes simples qui peuvent sembler radicales au premier abord tant elles s'éloignent du système dominant. l'auto-construction, l'autonomie de production alimentaire, l'autonomie énergétique, autonomie des savoir? à travers les expérimentations de différents groupes. Mais sans donner de leçon. Chacun les découvre à son rythme, en fonction de sa propre histoire, de ce qu?il est prêt à faire comme
chemin et du sens qu?il (re)trouve à sa vie.
(...) Du coup, on échappe assez vite à l'éternel critique «?Oui mais si vous êtes contre le nucléaire, vous retournez à la bougie ??» : non, on commence par réfléchir à nos besoins, on met des panneaux solaires quand c'est possible. On ne s'oblige pas à la pureté, on ne quitte pas un monde normatif pour un autre.
(...) l'immense mérite du film est de donner des pistes et de montrer des possibles. Parce que nous faisons tous parti du système que nous critiquons, il nous démontre que nos marges de manoeuvre sont bien plus importantes que l'on ne croirait. Ce fait est assez difficile à penser car il ne s'agit pas de revenir à un âge d'or mais d'inventer autre chose. Il n'a jamais été question de quitter la société, de s'en passer, mais bien au contraire, de permettre à d'avantage de personnes d'y avoir une place. Simplement le système actuel semble tellement verrouillé que certaines prises de consciences ne peuvent mener qu?à des ruptures.
(...) Bref, ce film foisonne d'exemples en tout genre, de pistes de réflexions brouillonnes et hésitantes, d'actions concrètes et expérimentales, il redonne envie de vivre en société. Il nous rappel que l'homme n'est jamais satisfait et que finalement il reste encore beaucoup d'aventures à mener même si le film se referme de nouveau sur une claque comme pour nous dire : demandons l'impossible mais soyons réaliste."
45 rue d'Aubervilliers - 75018 Paris
01 40 05 04 24
contact@co-errances.org
http://www.co-errances.org/index.php3
"l'ambition de Co-errances est de créer un espace commun pour la diffusion de productions culturelles atypiques, originales, exigeantes. Ce projet vise en premier lieu le renforcement et le développement de la diffusion, il vise à créer une alternative concrète au marché de la culture et à la culture du marché. Les productions diffusées s'inscrivent dans ce que nous aimons appeler une culture en mouvement, dont la grande diversitést un signe prometteur d'un devenir autre que l'uniformisation des modes d'agir et de penser par le consumérisme et l'économisme ambiant"
9, rue Dumenge, F - 69317 LYON Cedex 04
"La revue Silence est publiée depuis 1982. Elle se veut un lien entre toutes celles et ceux qui pensent qu'aujourd'hui il est possible de vivre autrement sans accepter ce que les médias et le pouvoir nous présente comme une fatalité.
Silence est gérée par une association indépendante de tout autre mouvement.
La revue Silence n'est pas diffusée en kiosque, elle est diffusée uniquement par abonnement et dans un certain nombre de lieux en dépôt. Vous pouvez recevoir un numéro découverte gratuit sur simple demande par courrier ou par téléphone."
"Le petit journal est un moyen d'expression pour celles et ceux qui souhaitent faire une analyse critique du developpement et, par leurs écrits et leurs actions, contribuer à une alternative."
Il était adressé gratuitement en le demandant à cette adresse : Jean Michel Corajoud 14 avenue Fraisse - 1006 Lausanne - Belgique - la publication est arrétée.
Lire en particulier :
n° 13 - "il n'y a pas de roi dans la tribu
n° 16 - "La privatisation des entrailles de la terre"
n° 18 - "Les illusions du génie génétique"
n° 19 - "Subsistance ou développement"
Article publié dans "La convivialité" Cercle des lecteurs d'Ivan Illich de novembre 2004
Pour l'obtenir écrire à la même adresse que ci-dessus.
Ces textes et d'autres sont en ligne ici : http://www.planetaryecology.com/ (en français)
Autour des communaux et d'exemples de restauration d'écosystèmes et de sociétés
"...C'est une révolution douce et réfléchie infiniment plus efficace que tous les mouvements réformistes et revendicatifs qui demeurent soumis à la domination au point de la reproduire fidèlement et d'y participer(...)
Elle nous montre que même des situations qui semblaient désespérées peuvent être rétablies, mais à la condition de s'émanciper complètement de toute domination...ce que, dans nos société de consommation conditionnées à l'arbitraire, nous sommes fort peu nombreux à savoir encore."
Lire notamment les pages consacrées aux "communaux" :
"Les communaux sont ces parties de l'environnement à l'égard desquelles le droit coutumier imposait des formes particulières de respect communautaires. Il s'agissait, pour les villageois, de ces parties de l'environnement qui ne leur appartenaient pas mais sur lesquelles ils avaient un droit d'utilisation reconnu, non pour produire des biens marchands mais pour assurer la subsistance de leur famille."
"Le closage des communaux, une fois admis, redéfinit la communauté; Il en sape l'autonomie locale. Le closage des communaux s'opère ainsi autant dans l'intérêt des professionnels et des fonctionnaires que dans celui des capitalistes. (...)Les êtres deviennent des individus économiques qui dépendent entièrement des biens de consommation produits à leur intention."
Critique radicale du remplacement des outils conviviaux par des outils industriels et de ses conséquences en terme de perte d'autonomie des personnes et des communautés.