MÉJARIÉ & PUDIVISSE
Trois solstices d’été – Mont Lozère


Tempête
Au réveil un oiseau plane derrière mes yeux et le vent rafale dans le gris complet.
Précieuse, énigmatique, dans son mouvement, nombreuse la forêt.
Par mes yeux l’un de ses visages.
Par mon ouïe l’un de ses charivaris.

Féeries et pépites
Voir les fééries et garder quelques pépites.
Je reviens à ces plaisirs simples et fais dormir mes doigts dans l’eau.
Un temps pour décanter, un temps pour que les eaux de la conscience se clarifient. Trouble et clarté dans le mouvement de l’eau.
C’est la même danse.

Jours brûlants
Sous la multitude verte.
Eux vibrants, respirants, scintillants, inondant de sève, diffusant l’arôme de leurs secrets.
Et moi, abasourdie, traversées d’informations inconnues, je ralentis jusqu’à l’immobilité…